Aram est le mot persan pour repos, calme, silence — et aussi le titre du tout nouvel album que le trio présente lors de ce concert.
Shahab Azinmehr a d’abord étudié la restauration de monuments historiques à Téhéran, avant de se consacrer entièrement à la musique. Il a appris le tar et le setar auprès de maîtres comme Mohammad Musavi et Dariush Talâ'i, et tourne à l’international avec l’ensemble Orpheus XXI sous la direction de Jordi Savall — mais c’est tout autant par sa voix qu’il touche le public. Robbe Kieckens, percussionniste au tombak, au daf et au bendir, l’a rencontré il y a quelques années — une complicité qui, selon eux deux, « est aussi belle sur le plan musical que sur le plan personnel ».
Derya Türkan a fait connaître le kemençe, la lyre à archet turque, sur la scène des musiques du monde : il associe la musique classique ottomane à l’improvisation.
Trois musiciens, trois traditions — persane, turque et flamande — qui ne s’imitent pas, mais cherchent un langage commun à travers la poésie, la mélodie et la percussion.
